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Portrait du dirigeant Lav' Car: Bernard jury

bernard-jury-lavcarVoici un portrait de Bernard Jury - dirigeant de Lav'Car,  - Acteur Eco en Aout 2009.  "Une carrure de rugbyman et la chemise décontractée, le ceinturon Harley Davidson et la voie autoritaire, au premier abord le personnage a l’air robuste mais sincèrement jovial. Bernard Jury est sans doute de ces hommes avec qui le courant passe ou ne passe pas. On aime ou on aime pas, la demie mesure n’est pas vraiment dans son tempérament. «Mon père est basque et ma mère bretonne, s’amuset- il, c’est sans doute de là que vient mon caractère entier». Une autre façon de dire «c’est à prendre ou à laisser»...


Mais ne vous y trompez pas, sous ses faux airs de rudesse, Bernard est un tendre, sûrement un ami de très bonne compagnie et un protecteur pour ceux qu’il a choisis d’accompagner. C’est sans doute d’avoir du faire ses preuves très tôt que lui viennent ces traits de caractère. «Mon père, décoré des palmes académiques, n’a pas réussi à me faire dépasser la 4ème».

Bête noire de son prof de latin, Bernard poursuivra en ébénisterie à Joué-lès-Tours. Mais il préfère les pelouses du stade (ancien pilier du RCO) à la gouge et aux ciseaux à bois, ce qui lui vaudra de finir «au régiment» comme il dit, avec un permis poids lourd en prime. Un premier examen réussi qui déclanche l’entrée en fanfare dans la vie professionnelle. Chez un grossiste en produits chimiques, puis rapidement chez le lessivier et cosmétique allemand Henkel. C’est là qu’il apprend à vendre de la poudre à laver pour les camions. Bernard apprend vite, 45 tonnes la première année, triple le chiffre d’affaires qui lui est confi é et passe en quelques mois de 7 à 18 départements. Aventures à rebondissements A la faveur d’un contrat d’association qu’il refuse de signer, Bernard Jury crée sa propre entreprise en 1988 pour distribuer la lessive miraculeuse. Une planche et deux tréteaux dans le garage de la maison familiale à St Pryvé- St-Mesmin, Lav’Car est créé. Trois ans plus tard, l’entreprise compte 22 vendeurs. Tous comptes faits, Bernard Jury aurait pu s’en tenir là. Mais ce serait mal le connaître; le ronron n’est pas son truc, «et puis j’aime bien vendre ce que je produis ou construis moi-même». C’est alors que germe l’idée de vendre des stations de lavage haute pression. La nouvelle aventure débute en 1994 et prend progressivement forme en fabriquant dans un premier temps des pièces qui améliorent des concepts existants, puis en créant des stations complètes sur mesure. «Pour se différencier, il fallait une méthode révolutionnaire».

L’entrepreneur qui n’a peur de rien imagine la pulvérisation d’une émulsion nouvelle à basse pression. Le principe fait mouche et remporte un franc succès. Lav’Car conçoit, assemble et met en service ses propres stations aux quatre coins de la France. 114 sont en service, 40% pour le particulier et 60% dans les entreprises. Unisabi, Colas, Véolia et même l’ambassade de France à Paris l’ont adopté ! Courage et persévérance Contrairement aux apparences, Bernard a peu de principes, en revanche il a quelques idées bien encrées qu’il met chaque jour en application et qu’il se plait à transmettre, à ses employés comme à ses enfants. «Courage, effort et persévérance» ; les fondements de sa vie professionnelle sont là. «J’ai la chance de ne dormir que 4 à 5 heures par nuit, dit-il, c’est autant de temps de gagné pour cogiter et faire avancer les choses ». Il faut que les choses aillent vite et si possible en ligne droite.

Car Bernard Jury n’aime pas beaucoup les chemins de traverse, en tout cas pas dans les affaires. Ce n’est plus tout à fait le cas lorsqu’il s’agit de partir le nez au vent, ce qu’il fait volontiers au guidon de son Harley Davidson Electra. Avec les amis, la vie prend des airs de grand jeu où tout est permis, y compris les échappées dans le grand Ouest américain. «Vegas et le Grand Canyon m’ont laissé des souvenirs impérissables, et les Américains sont en plus des gens gentils». Sensible à la nature des humains qu’il croise, Bernard mise beaucoup sur la confi ance. Son équipe, il l’a constituée de cette façon. Ils sont 18 salariés aujourd’hui, certains de la première heure. La fidélité et la droiture sont deux autres qualités qui sont appréciées dans la maison."